Vos questions - Nos réponses
1 - Pour la premiere fois, quel type de vol choisir ?
le vol parapente découverte ou le vol parapente prestige ?
Par expérience, je dirais que pour une premiere fois je recommande le vol parapente découverte.
En effet 20 à 30 mn suffisent amplement à vous faire plaisir.
Au delà de ce temps, il arrive que les personnes deviennent nauséeuses, ce qui n'est vraiment pas le but recherché. Par contre, les personnes ayant déjà volé, supportent très bien les 50 à 60 mn du vol prestige.
2 - Y a t-il une limite de poids ?
Les parapentes biplaces sont conçus pour accepter une plage de poids assez large : de 120 kg à 230 kg.
Toutefois, un passager pesant plus de 120 kg devient plus délicat à gérer pour le pilote.
En effet à ce stade, les commandes deviennent très physiques pour le pilote.
Pour les poids de 95 à 12O kg nous placerons le rendez vous entre 15h et 17h, là où la brise thermique est la plus forte au décollage.
Cela nous permettra de décoller plus facilement.
3 - Pourquoi les poids inférieurs à 40 kg doivent-ils voler avant 13 heures ?
Avec des nuances d’intensité entre le printemps, l’été et l’automne, la brise thermique se leve progressivement le matin et atteint sa pleine puissance vers 14h-15h (exactement comme la brise de mer).
Avec un vent (thermique)au décollage en début d’après-midi de 15 à 25 km/h nous devons pour pouvoir avancer et rester dans notre courbe de sécurité, charger le biplace (un poids passager de 50 kg et +).
C’est pour cette raison qu’avec un enfant de 20 kg par exemple, nous préférons voler le matin, en aérologie calme.
4 - Les enfants peuvent-ils voler ?
Oui bien-sûr, un enfant peu voler à partir de l'âge de 5 ans, mais uniquement en conditions aérologiques calmes. L'hiver cela ne pose donc aucun problème et ils peuvent voler tout au long de la journée.
L'été par contre nous ne les prenons que le matin, car c'est là que les conditions seront les plus agréables pour eux.
5 - Comment faut-il s’habiller ?
L'été : même s'il fait chaud au sol, en l'air les choses sont bien différentes.
Nous volons à environ 45 km/h et il n'est pas rare que nous atteignons des altitudes de 2000 à 2500 m.
Munissez-vous donc d'un sweat et d'un coupe-vent chaud ainsi que d'un pantalon long.
Nous vous recommandons également de porter des bonnes chaussures de marche (ceci pour éviter d'éventuelles entorses).
Pas de chaussures à semelles lisses, ni tongues!
L'hiver : habillez-vous comme pour le ski (avec gants et bonnet).
6 - Le vol en biplace parapente pose-t’il des problèmes de santé (cardiaque, articulaire, musculaire)
Le risque majeur est que vous vous fassiez plaisir et que vous y preniez goût...
Plus sérieusement, l’activité biplace en parapente n’est pas un sport de brutes.
Les phases de décollage et atterrissage se font en douceur et sans à coups.
Le vol en lui-même est une balade paisible et contemplative pour ceux qui ne veulent rien faire d’autre que de se laisser aller au milieu des airs.
Pour les autres, pilotage, voltige, ou vol de durée, tout est possible.
Pour nous chaque vol est différent car chaque passager l’est aussi.
7 - A t'on le vertige en parapente ?
Heureusement, NON et c'est pourtant une des questions les plus récurrentes.
Beaucoup de personnes hésitent à faire un vol car elles sont sujettes au vertige.
Il faut que vous sachiez que le vertige existe dans la mesure où on a un repère par rapport au sol (au sommet d'une falaise, télécabine, en voiture près d’un précipice... ) en parapente vous êtes comfortablement assis avec comme point de mire l’horizon.
L’impression de hauteur devient alors très differente.
8 - Est ce que que l’on risque d’être malade ?
L’hiver jamais, car il n’y a pas de mouvement de la masse d’air (ascendances et descendances) ; nous planons doucement vers le bas. Par contre dès le printemps, la masse d’air se met en mouvement et l’exploitation des bulles d’air chaud devient possible.
Il est clair que les personnes sujettes au mal de mer ( voiture, manège….) peuvent etre incommodées et devenir nauséeuses.
Néanmoins, le pilotage de votre moniteur influe terriblement sur le mal de l’air.
Si, avant l’envol, vous lui parlez de votre sensibilité, il adaptera son pilotage de manière douce et aérienne ou mieux encore il vous fera voler de préférence le matin, dans des conditions aérologiques calmes.
Pour les personnes vraiment sensibles, il existe des anti-spasmodiques tres éfficaces.
9 - Peut-on prendre des images en l’air ? (photos ou vidéo)
Oui absolument.
Le passager étant assis à l'avant, il a tout l'espace nécessaire pour réaliser les photos qu'il souhaîte.
Appareil photo ou camescope sont les bien venus.
Prévoir une petite sangle pour assurer l’appareil.
10 - Quelle est la position du passager ?
Le passager se positionne devant le pilote.
Nous sommes assis l’un derriere l’autre.
Le passager se trouve ainsi aux premières loges pour admirer notre terre de bien plus haut qu’à l’habitude.
Pas de moteur donc pas de bruit (juste le sifflement de l'air dans nos oreilles), ainsi le passager et le pilote peuvent même bavarder.
11 - Comment se déroule le décollage ? à pieds et à skis ?
A pied : Le pilote effectue un breafing avec son passager afin de lui expliquer la phase de l’envol.
Très souvent, il y a au décollage un peu de brise,ce qui raccourcit la séance d'envol.
Cela ne veut pas dire que le passager ne fait rien. En effet le pilote et son passager doivent développer une course d’élan sur 5 à 10 m pour permettre à la voile de se gonfler, de se mettre en forme et d'atteindre ainsi la bonne vitesse d'envol.
A ski : L’hiver les choses sont plus simples.
Décollage et atterrissage se font en glissant, donc tout en douceur.
De plus le passager n'est pas sollicité puisqu'il suffit de se laisser glisser.
C'est à cette période, que l'activité bi-place s'ouvre au plus grand nombre.
Aucun soucis en cas de problèmes musculaires, articulaires, de poids, d’âge (pensons à nos grands parents, le rêve d’Icare touche tout le monde), en fait l’hiver il n’y a pas de limites.
12 - Le passager est-il couvert par une assurance ? Quelle est-elle ?
Oui.
Le pilote Biplaceur est dans l’obligation de posséder une RC aérienne pour la pratique du vol biplace.
Cette assurance couvre le pilote et son passager contre les dommages corporels et/ou matériels qu’ils peuvent causer.
Pour les dommages corporels du passager, par exemple : entorse de la cheville à l’atterrissage.
Une déclaration d’accident est établie par le pilote parapente biplaceur et envoyée à son assurance.
La sécu du passager prend en charge la partie des frais de soins qui lui incombe et se met en relation avec l’assurance du pilote pour le complément.
13 - Pourquoi le vol parapente dure-t'il moins longtemps l'hiver que l’été ?
L’hiver, le temps de vol est en relation avec le dénivelé (à La Clusaz il est de 700 mètres), le vol dure en moyenne une dizaine de minutes, car il n'y a pas d'échange de chaleur, donc pas de thermique.
Dans ces conditions aérologiques, ce vol hivernal est un grand vol-plané dans la vallée.
Dès que le primtemps pointe son nez, avec un soleil plus haut, et bien moins de neige, l’activité thermique se met en action.C'est là que les vols vont pouvoir durer plus longtemps et que nous pourrons voler plus haut, car comme les rapaces, nous allons pouvoir exploiter les ascendances.
14 - En biplace, le passager peut’il apprendre à piloter ?
Oui bien sur.
Toutes les formes de vols sont possibles.
Le plus souvent et surtout quand le passager le demande, le pilote lui confie les commandes et avec son aide il découvre les joies du pilotage : virage, freinage,explications en direct des réactions de la voile.
L’hiver ce pilotage est possible toute la journée, car les conditions de vol sont stables. Par contre dès la fin de l’hiver, vers le mois d’avril, le manteau neigeux ayant disparu, la masse d’air se met progressivement en mouvement de par le réchauffement du soleil sur le sol.
Vers 14h les ascendances thermiques nous permettent de voler plus longtemps.
Parfois la masse d’air est un peu trop en mouvement pour un premier pilotage, il nous est donc difficile dans ce contexte de confier les commandes.
15 - Quel est la finalité du vol en parapente ?
Nous sommes des aéronefs comme les planeurs ou delta planes dépourvus de moteur.
Les moteurs que nous offrent la nature sont les ascendances thermiques et dynamiques.
Tout comme les oiseaux, lorsque nous trouvons ces ascendances nous nous mettons à les exploiter.
A partir de ce moment, nous pouvons gagner de la hauteur(parfois plus de 2000 mètres au dessus du décollage).
Là ,la vision du monde prend une autre tournure et le reve d’Icare devient réalité.
Perchés sur notre hauteur, nous pouvons alors cheminer de bulle en bulle et parcourir en plusieurs heures des vols de 10 aines et de 10 aines de kilomètres.






